Pour un dossier sur lequel je travail actuellement, je m’intéresse, à certaines formes de sociétés, en particulier les SCOP (Société COopérative Ouvrière de Production). Si vous ne connaissez pas, c’est le statut juridique du Kibboutz « à la française », des variantes de SA ou SARL dans lesquelles les décisions se prennent sur le principe du vote des salariés « sociétaire » (le terme actionnaire, n’est pas politiquement correcte dans ce milieu) sur la base, un homme, une voix.

Sur le fond pour moi rien à dire. Si les collectivistes mettent une énergie sectaire acharnée à nuire à toutes les formes d’organisations qui ne correspondent pas à leur idéologie, un libéral se fiche de savoir si les autres s’organisent en monastère, kibboutz, association, PME ou trust multinational. Au nom de la liberté d’association, toute forme d’organisation à buts non criminels est acceptable tant que personne n’est obligé d’y participer ou empêché d’en partir.

Oui mais voilà, les mêmes gauchistes qui n’ont qu’un souhait, abattre les capitalistes, augmenter les taxes sur les entreprises, s’exonèrent pour eux-mêmes, pour leurs activités LUCRATIVES de payer l’impôt qu’il ventent tant et ne participent donc pas à leur "solidarité" obligatoire.

Faites ce que je j'exige mais pas ce que je fais, comme cela est indiqué à la page 15 de ce PDF de la confédération générale des SCOPs.

Exemple de SCOP: Alternative Economique, le journal donneur de leçons qui s'essaye à l'économie.

J’assistais jeudi à une réunion de futurs entrepreneurs sur le sujet, d’un tour de table chacun se présent et doit avancer ses motivations. Le troisième, un dénommé Josèphe déclare « ma femme est en SCOP depuis 20 ans, et puis je suis gauchiste alors j’assume », un bon tiers des autres sans vraiment oser le dire semblent plus être là pour les exonérations, mais la chose est taboue. Un couple renonce à la SCOP car il devrait dès le début se payer au SMIC ce qui est inenvisageable pour eux au démarrage…

Du petit lait pour un libéral tel que moi qui passe son temps à expliquer à toutes sortes de dictateurs du prolétariat en herbe qu’ils n’ont qu’un pas à faire pour s’appliquer les idées qu’ils prétendent défendre.

Curieusement les SCOPs, malgré une bien moindre spoliation fiscale que les autres entreprises, ne sont que 2000 sur 266 000. Il semble que nos révolutionnaires français soient plus intéressés par un job pépère chez l’ennemi capitaliste « exploiteur » ou dans une administration payée par le contribuable exploité.

Ou bien que ses promoteurs ne semble pas trop vouloir crier leur privilèges sur les toits. Vivement que tous les entrepreneurs français sachent qu’eux aussi devraient avoir le droit à de nombreuses exonérations…