15mar.2009
En France en 2006 il y avait (au moins) 214 fromages (qui puent)
214 après comptage rapide, annexe 4 page 31. C'est le nombre de Taxes impôts et cotisations socialistes. RPO2008.pdf
Mise à jour 21-03-2009
Des lecteurs ont justement remarqué que certaines taxes n'y apparaissent pas.
En fait, l'explication est à la page 27
Enfin, certains prélèvements ne sont pas considérés comme obligatoires car ils correspondent à une décision considérée comme « volontaire » de la part de celui qui les paie, ou sont la contrepartie d’un service rendu (la redevance télévision, les amendes non fiscales, les droits de timbre sur les permis de conduire, les passeports, les cartes grises…).
Le champ couvert par la notion de prélèvements obligatoires ne recouvre donc as l’ensemble des recettes fiscales et sociales votées dans les lois de finances de l’État et dans les lois de financement de la Sécurité sociale.
Donc voilà la taxe sur les Tomates, ou sur les copies privées n'apparaissent pas du fait d'un critère parfaitement fallacieux, puisque vous êtes "libres" (Oh, joie !) de ne pas consommer ces produits et services. A l'inverse par exemple des "Redevances et taxes funéraires"...
Les gouvernements ont une vision très sommaire de l'économie disait Reagan. Si ça bouge, ajoute des taxes ! Si ça bouge toujours, impose des lois ! Si ça s'arrête de bouger, subventionne !
Commentaires
lundi, mars 16 2009 | 17:54
Et la liste n'a pas l'air complète je ne trouve pas par exemple la taxe copie privée (150 millions d'euros il y a quelques années).
Ceci dit le nombre de taxe reflete plus le nombre de niches fiscales qu'autre chose :).
vendredi, mars 20 2009 | 11:58
J'aime bien vos billets et notamment celui-ci.Ce que vous dites est vrai.
Mais il me semble qu'aujourd'hui, La priorité des priorités est d'améliorer la gestion de la dépense publique. Une part trop importante des impôts collectés est littéralement gaspillée. La France n'est-elle pas le pays où le taux d'imposition est le plus élevé au monde pour une efficacité médiocre? Si nous optimisons nos dépenses, on peut baisser le taux d'imposition de l'ordre de 7 % et favoriser ainsi la consommation, baisser le coût du travail et accroître la compétitivité de notre économie. Donc mieux protéger les emplois et accroître le pouvoir d'achat. N'est-ce pas là la vérité et la première des priorités?
samedi, mars 21 2009 | 12:46
@Laurent GUERBY
Un autre ami m'a fait une remarque similaire à propos de la taxe sur la Tomate.
J'ai trouvé la réponse dans le pdf, je fais la mise à jour.
Souvent on parle de niches fiscales qu'à propos des "cadeaux", je crois que ces multiples taxes peuvent êtres à l'inverse classés sans mal parmi les niches fiscales qui font plus mal.
@Dominique M
Cette "mauvaise" gestion (pour qui ?) ne relève pas de l'erreur. Elle est la conséquence directe d'une réponse à une "demande" électorale court-termiste. Une "preference" des électeurs pour un bénéfice immédiat dont on leur dit qu'il sera payé par les autres. Ce sont des mécanismes que les économistes qui travaillent sur les systèmes électoraux savent très bien expliquer depuis 40 ans (cf : "école des choix publics").
Il y a évidemment des réponses à ce problème qui ont déjà été appliquées avec succès par certains gouvernements, mais elle ne sont pas très audibles par les politiques à la veille des élections ou dans les situations de panique comme aujourd'hui.
Comme vous le soulignez, une baisse d'impôt doit nécessairement impliquer une baisse des dépenses (et non une augmentation des dettes) ou elle n'a AUCUNE valeur. Après cela laisons les gens choisir l'usage qu'ils font de leur argent retrouvé.
Sur le "coût" du travail, "abaisser" n'est pas le terme que j'emploierais. Le "coût" du travail sur un marché libre est un prix comme les autres, il n'est pas de notre ressort d'en décider. Il faut par contre permettre aux Français de se débarrasser de "leurs" monopoles socialistes qui leur coûtent une part importante de leurs revenus, afin qu'ils puissent utiliser la différence pour un meilleur usage. La suppression du SMIC, machine à exclure les pauvres du marché de l'emploi est évidemment nécessaire.
Si vous voulez savoir ma priorité des priorités, c'est la réintroduction de la liberté monétaire et donc la suppression des banques centrales, juste quelques articles de loi à supprimer qui ne mettront personne dans les rues (dont les taxes sur l'or et l'argent). Mais c'est un autre sujet, celui des crises.
dimanche, mars 22 2009 | 22:47
À titre de complément côté culturel, en plus de la taxe copie privée, n'apparaissent pas non plus la taxe sur les billets d'entrée au cinéma (environ 11 % du prix du billet ; il y a, je crois, d'autres taxes du côté du Centre national de la cinématographie) et la taxe de 3,5 % du CNV sur les billets d'entrée de spectacles de variétés. En revanche, la taxe parafiscale pour le "théâtre privé" (3,5 % sur la billetterie) apparaît dans le document.
Existe-t-il un document officiel ou non qui prend soin de recenser l'ensemble des prélèvements obligatoires ET l'ensemble des prélèvements "pas considérés comme obligatoires" ?
Sinon, il est intéressant de noter que ces prélèvements "pas considérés comme obligatoires" (redevance, carte grise, droits de timbre...) semblent proches de ceux non pris dans compte dans certains calculs sur le taux de pression fiscale d'après ce document de septembre 2004 : http://www.contribuables.org/custom... .
jeudi, avril 2 2009 | 00:52
Et la TVA a 126 milliards d'euros, on n'est pas obligé de consommer donc de la payer si on auto-produit ?
Très bon cette classification :). On sent les économistes a l'oeuvre derriere cette définition pourrie du même style que la "population active" et le "chomage".